3 mesures simples pour relancer le travail des jeunes à la Réunion

S’il est une donnée inquiétante à la Réunion, c’est bien le taux de chômage des jeunes : 6 jeunes sur 10 ne trouvent pas d’emploi et entrent inexorablement dans la spirale du désenchantement, de la perte de confiance, du désarroi, de la déprime et parfois de la violence…
Des mesures doivent et peuvent être prises immédiatement.
Je propose 3 mesures simples à mettre en oeuvre et qui relanceront l’embauche des jeunes à la Réunion.
1) La généralisation des « emplois d’avenir » à tout le secteur privé à la Réunion.
Les emplois aidés ont souvent échoué car ils ne concernent que les établissements publics ou certains secteurs spécifiques qui, une fois la période d’engagement terminée (et parfois même avant), n’hésitent pas à se séparer du jeune. Mais la formule des « emplois d’avenir » possède 2 caractéristiques intéressantes : ils sont sur des longues durées (3 ans en CDI ou CDD) et surtout obligent l’entreprise à former le jeune pour qu’il puisse acquérir un diplôme. Ainsi permet-elle à des jeunes laissés de côté par le système scolaire, de revenir sur le marché du travail et d’avoir une nouvelle chance. Le partage des coûts entre l’état, la collectivité territoriale et l’entreprise rend le dispositif pérenne et cette dernière aura tout intérêt à garder le jeune qu’elle aura formé à la fin des 3 ans.
2) La non-comptabilisation des jeunes dans le calcul des seuils sociaux.
Il y a 2 fois moins d’entreprises de 50 personnes que d’entreprises de 49 personnes ! Ce seuil fatidique des 50 employés fait peur aux entreprises qui hésitent à le dépasser. Nos hommes politiques parlent de rehausser provisoirement les seuils sociaux et de voir l’évolution des embauches. Les syndicats s’offusquent. Une fois de plus, le chef d’entreprise sera accusé de ne pas jouer le jeu, lui qui devrait s’engager sans certitude de la pérennisation de la mesure. Je propose le non comptage des jeunes de moins de 26 ans embauchés dans l’entreprise et le comptage pour moitié des moins de 30 ans. Les seuils ne seraient pas modifiés, ce qui rassurerait les syndicats, mais l’embauche des jeunes serait encouragée.
3) La généralisation du travail le dimanche.
Ne soyons pas dogmatique. Peut-on se permettre décemment d’empêcher les gens de travailler le dimanche dans une île où le taux de chômage est si élevé et où le tourisme semble être la seule richesse dans le futur ? Dans tous les pays du monde qui veulent bien accueillir leurs touristes, les entreprises sont ouvertes tous les jours avec pour conséquence de dynamiser la consommation et donc l’activité.
Les jeunes doivent travailler pour retrouver la foi en eux-mêmes, se réaliser et accessoirement rembourser notre dette indécente. Il nous faut leur faciliter l’entrée sur le marché du travail par tous les moyens pour qu’ils fassent leur preuve et puissent retrouver l’enchantement qui les a quittés. Monsieur le Président, il n’est pas trop tard pour réussir votre quinquennat !!!

3 comments

Add Yours
  1. BretonC

    je rajouterai également Bruno, qu’il faut se préoccuper des jeunes qui ont fait des études et qui ne trouvent pas de boulot. Quel modèle on leur montre à toujours mettre en place des solutions uniquement pour ceux qui n’ont pas de diplôme par ce qu’à un moment ils ont decroché. Eux ils se sont donnés du mal, mais pour autant ils ne voient pas de perspectives. Il faut les motiver voir les réorienter mais il faut penser à eux aussi.

    J'aime

Laisser un commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion /  Changer )

Photo Google+

Vous commentez à l'aide de votre compte Google+. Déconnexion /  Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion /  Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion /  Changer )

Connexion à %s