La sur-rémunération n’est plus justifiée selon la Cour des Comptes

Pour la cour des comptes, le paradoxe des collectivités d’Outre mer est que, malgré des ressources supérieures à celles de la métropole, leurs finances continuent de se détériorer : à peine un tiers, ont une situation saine.

L’octroi de mer et la taxe spéciale sur les carburants représentent à La Réunion 15,7% des recettes de fonctionnement. En revanche, les produits des impôts directs locaux y sont proportionnellement moins importants, en raison de l’étroitesse des bases fiscales (nombreuses exonérations et recensement déficient des bases cadastrales). Bien que le taux de la taxe d’habitation soit de 21,4  % à La Réunion (contre une moyenne nationale de 12,9  %), et ceux de la taxe foncière de 30,6  % (contre une moyenne nationale de  14,2  % en metropole).

Les charges de personnel, elles, pèsent très lourdement dans les comptes des collectivités. Elles représentent de 65,1  % des charges de fonctionnement à la Réunion (contre 53,4  % en France métropolitaine). Deux facteurs y concourent : la majoration de traitement des fonctionnaires et les sureffectifs. La Cour des comptes juge que la surrémunération n’est plus justifiée.

Le poids des charges de personnel résulte également d’effectifs territoriaux supérieurs à ceux de la métropole : 35  agents pour 1 000  habitants en moyenne, contre 25 en métropole.  » Les recrutements dans le secteur public local sont volontairement utilisés comme un moyen de lutte contre le chômage au détriment des finances des collectivités « ,note la Cour. S’y ajoute un recours massif aux emplois aidés

La conséquence est que ces collectivités ne peuvent dégager une capacité d’autofinancement suffisante pour assurer des investissements pourtant indispensables pour combler les retards accumulés dans les services publics, notamment d’eau potable, d’assainissement et de gestion des déchets.  » Le redressement de cette situation très préoccupante passe d’abord par un effort de gestion de la part de l’ensemble des collectivités locales (…), qui doivent agir tant sur l’assiette et le recouvrement de leurs recettes que sur l’évolution de leurs dépenses de fonctionnement et en particulier de personnel « , conclut la Cour.

Extraits du journal Le Monde

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