En matière d’investissements étrangers, la France est de retour!

attractivité.jpgEn matière d’investissements étrangers, la France est de retour. Après une longue période critique, elle est en train de rattraper le retard pris sur le Royaume-Uni et l’Allemagne, et recolle au peloton de tête européen.

La hausse atteint 70 % en deux ans, un mouvement beaucoup plus marqué qu’en Allemagne (+ 18 % depuis 2015) et au Royaume-Uni (+ 13 %).

Résultat, si le haut du classement européen reste inchangé, l’écart s’est nettement resserré. Le Royaume-Uni domine toujours, avec 18 % des investissements internationaux mais l’Allemagne le suit de très près, avec 17 % du total, et la France n’est plus très loin (15 %). La France est notamment revenue dans la course en ce qui concerne les sièges sociaux.

Pour la première fois, Paris est même jugée la métropole la plus attractive d’Europe, devant Londres et Berlin, selon un échantillon de 502 dirigeants internationaux sondés pour le cabinet d’audit EY en janvier.

Le phénomène tient avant tout à la nouvelle force de séduction de la France. Les réformes engagées depuis le milieu du mandat de François Hollande pour redresser la compétitivité des entreprises, puis celles lancées par Emmanuel Macron, notamment en droit du travail, ont modifié cette image. « La perception de la France comme pays d’implantation n’a jamais été aussi positive au cours des dix dernières années »

Extrait d’un article du Monde de Denis Cosnard

« Pour redresser les exportations françaises, les PME doivent s’appuyer sur des entrepreneurs qui savent déjà vendre dans le pays visé »

export3Dans une tribune au « Monde », Etienne Vauchez, président de l’OSCI, estime que les mauvais chiffres du commerce extérieur français ne seront corrigés que si les PME françaises montent en compétences en utilisant les réseaux professionnels.

Ce que sait toute personne qui a déjà travaillé dans une ­entreprise exportatrice – et que corroborent les études académiques menées à ce sujet –, c’est que le premier facteur de succès ou d’échec d’une entreprise à l’export est la plus ou moins grande compétence qu’elle déploie dans son développement international : la qualité des équipes qu’elle y affecte, de sa stratégie internationale, de son marketing, de son service après-vente, etc. ; et ce, avant même la qualité ou le prix de son produit.

LES PME DOIVENT S’APPUYER SUR LES COMPÉTENCES D’AUTRES ENTREPRISES QUI SAVENT DÉJÀ VENDRE DANS LE PAYS VISÉ

Or, en France, on pense souvent que pour exporter davantage il suffit de projeter massivement les PME sur des salons internationaux ou dans des missions de prospection pour qu’elles réussissent à vendre toutes seules. Mais combien de PME françaises ont réellement en leur sein les compétences capables de créer la ­confiance requise pour vendre à des acheteurs coréens, indonésiens ou brésiliens ?

Comment les PME peuvent-elles ­déployer davantage de compétences dans leur prospection export alors qu’elles n’ont souvent pas les moyens d’investir dans une véritable équipe export ? Tout simplement en s’appuyant sur les compétences d’autres entreprises qui savent déjà vendre dans le pays visé : une PME allemande qui veut se développer dans un pays utilisera en priorité les services d’agents export allemands ou de ­sociétés de commerce allemandes qui y vendent déjà ; les Italiens collaborent entre exportateurs, c’est-à-dire qu’ils chercheront à trouver une autre entreprise italienne qui vend déjà sur le marché visé et pourrait les aider à y placer leurs produits. Les PME de ces pays réduisent ainsi leur temps d’apprentissage des nouveaux marchés et ont un taux de réussite plus élevé.

 Etablir des règles

Jusqu’à présent, l’Etat français a misé sur des actions de projection des PME sur les marchés export ; pour cela, il a fait confiance aux services économiques des ambassades, puis à Business France, aux régions, aux chambres de commerce. Les objectifs (nombre d’entreprises projetées, nombre de « volontaires internationaux en entreprise » placés, etc.) ont en général été atteints, mais sans véritable impact sur les exportations des PME françaises. Pire, ces différents acteurs publics sont devenus concurrents entre eux, de sorte qu’aujourd’hui le gouvernement est obligé de réorganiser le millefeuille du dispositif public.

Mais une simple réorganisation n’aura pas d’impact significatif sur les exportations françaises, car elle ­concerne des opérateurs publics qui, par nature, ne peuvent ni renforcer les compétences export au sein des ­entreprises ni accompagner ces dernières jusqu’à vendre durablement dans les pays ciblés.

 

Pour redresser les exportations françaises, il faut articuler ressources ­publiques et solutions privées, qui permettront la transformation internationale des PME françaises ; inciter ces dernières à se rapprocher d’entrepreneurs français qui savent déjà vendre dans le pays visé – agents export, responsables export à temps partagé, sociétés de commerce international, consultants animant des groupements d’exportateurs ; mieux définir ce que doit faire le dispositif public, et, en application du principe de subsidiaritéce qu’il ne doit pas faire quand l’offre privée est plus efficace (et dans ce cas, flécher les exportateurs vers cette offre) ; piloter le dispositif public selon un principe de stricte spécialisation des acteurs publics ; laisser la concurrence régir l’évolution du secteur privé, sans chercher à y créer de biais.

Une fois ces règles bien établies émergera un écosystème vraiment favorable à l’internationalisation des PME qui, alliant compétences et financements, nous permettra de réussir sur le terrain de l’exportation, à l’instar de ce qui a été fait pour l’innovation.

Etienne Vauchez est président du think tank La Fabrique de l’Exportation, président des Opérateurs spécialisés du commerce international (OSCI), fédération professionnelle des sociétés d’accompagnement de gestion export et de commerce international.

LE MONDE | 09.02.2018 à 14h00

A la Réunion, nous pourrions nous appuyer sur le réseau des Conseillers du Commerce Extérieur de la France qui font partie d’un réseau de 4500 conseillers présents dans 150 pays.

 

L’Europe aide Maurice dans le Digital

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L’Europe aide Maurice dans le Digital

Maurice cherche l’appui de l’Europe pour accélérer la modernisation des services publics
Le ministre des Affaires Etrangères mauricien, M. Vishnu Lutchmeenaraidoo, vient de participer à un Conseil des ministres des ACP à Bruxelles. En marge de cette réunion, le ministre s’est entretenu avec M. Andrus Ansip, le Vice-président pour le Digital Single Market et le Digital for Development Agenda de la Commission Européenne. Les discussions ont porté sur un projet d’assistance européenne pour la mise en ligne des services publics mauriciens et ce, dans le cadre des fonds européens disponibles pour les infrastructures numériques et le programme Digital entrepreneurship en Afrique.
 hugues.reydet@dgtresor.gouv.fr

Puissent nos voisins mauriciens faire appel aux entreprises digitales de la Réunion pour les aider dans leur projet … juste retour des choses…

Claude Bessac pousse les entreprises réunionnaises à définir elles-mêmes leur stratégie à l’International

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Le Club Export Réunion, en partenariat avec la Région Réunion et la Maison de l’Export, a organisé une table ronde placée sous le thème :

« L’internationalisation – une approche stratégique logique ».

Les échanges au sein des chaînes de valeur différent des échanges traditionnels et appellent de nouveaux indicateurs, 1/3 des échanges relèvent d’une dynamique non marchande incluant la part des services exportés. Le développement international de nos entreprises réunionnaises est en pleine mutation.Nos représentations évoluent, la définition de l’export invite à une réflexion collective partagée.Comment tirer profit de notre avantage comparatif dans les chaines de valeur régionales ?

Claude BAISSAC, PDG de la société EUNOMIX, spécialiste reconnu de la stratégie, de la gestion des risques et de la politique économique en Afrique, apportera son expertise afin d’identifier ensemble un écosystème export favorable à la mise en oeuvre d’une offre régionale combinée.

Pour Claude Bessac, La Réunion est à la croisée des chemins. Elle reste une économie de rente mais pour combien de temps encore?

Les entreprises réunionnaises ne doivent pas attendre de leurs élus une stratégie à l’export : elles doivent elles-mêmes s’organiser, définir leur offre et leur projet avant d’entraîner les élus.

Les Assises de 2017 auront-elles plus de succès que Etats Généraux de 2009?

Lest Etats Généraux des Outre-Mer (EGOM) ont eu lieu en 2009. Le gouvernement nous propose à nouveau de réfléchir sur l’avenir de nos départements d’Outre-mer. On parle aujourd’hui des Assises de l’Outre-Mer.

Après avoir travaillé en 2009 sur l’intégration de la Réunion dans son environnement régional, les Assises de 2017 nous proposent d’échanger, dans son atelier 6, sur les moyens d’engager une véritable politique d’influence régionale, comme si notre ambition s’était soudain réduite …

Pourtant les discussions ont été fructueuses et ont débouché sur des mesures concrètes et applicables rapidement, puissions-nous être écoutés cette fois-ci…

L’atelier 6 a proposé :

Mise en réseau des acteurs réunionnais à l’International

  • création d’un think tank international
  • création d’un outil de coordination de l’action à l’international
  • application concrète de la Loi Letchimy du 7/12/2016
  • installation de l’Ambassadeur délégué OI à La Réunion
  • Développement d’un réseau diplomatique régional
  • insertion de la Réunion dans les postes diplomatiques français et soutien de l’adhésion de la France pour La Réunion à des organisations internationales
  • Connaissance des pays cibles
  • Réalisation d’études concrètes sur le profil économique et culturel de chaque pay

Accroître l’attractivité et la notoriété de La Réunion

  • Création d’une cellule de coordination de l’accueil des délégations étrangères
  • Réalisation de manifestations internationales d’envergure dans les domaines culturels, sportifs, scientifiques :
    • La Réunion, Capitale européenne de la culture 
    • Sommet de la francophonie
    • COP 24
    • Sommet de l’Alliance solaire international

Création d’un offre Réunion

  • Construction d’une offre réunionnaise à l’export articulée autour :
  • Entreprises /initiative
    • Propositions : identification/qualification/ accompagnement des entreprises
  • Formation/recherche
    • Préfiguration Université fédérative de l’océan Indien
      • mise en réseau d’une offre ciblée de formation et de recherche
      • aide au développement de filières cibles (énergie, agro-alimentaire, santé, TICE, architecture tropicale..)
      • création de chaires professionnelles (partenariats université/entreprises privées)
    • Construction d’une politique fiscale incitative en faveur
      • du développement de l’économie du savoir
      • du logement étudiant
    • Amplification des programmes de mobilité et création de nouveaux programmes
      • Amplification du programme Volontariats
      • Création de contrats de coopération marchands et non marchands
      • Création d’un « ERASMUS OI » : Etudes/stages
      • Mise en place d’un parrainage d’étudiant-e-s stagiaires par des entreprises (exemple de TOTAL) et mise en réseau des offres de stages à l’export ou l’étranger

 

 

Visite d’un ambassadeur

Son Excellence Monsieur l’Ambassadeur Christophe Farnaud est arrivé en Afrique du Sud en Janvier 2017. Il succède à Mme Elisabeth Barbier en qualité d’Ambassadeur de France et du Lesotho.

Christophe Farnaud est venu rencontrer les chefs d’entreprise de la Réunion pour les inciter à venir développer leurs affaires en Afrique du Sud.

Les discussions très pragmatiques ont permis d’envisager de :

  1. Créer un lien avec le comité des CCEF d’Afrique du Sud pour que nous puissions échanger régulièrement sur les affaires dans nos territoires respectifs.
  2. Lancer une étude, à l’instar de celle réalisée sur les relations Réunion/Maurice, pour déterminer les principaux freins aux échanges économiques entre la Réunion et l’Afrique du Sud et surtout de faire des suggestions pragmatiques pour les atténuer.
  3. Travailler avec les services diplomatiques pour que les documents fassent systématiquement mention de la Réunion sur les cartes.
  4. Mettre en place un dispositif pour mieux anticiper les visites officielles gouvernementales ou/et officielles pour que les entreprises réunionnaises soient présentes dans ces rendez-vous importants.
  5. Imaginer des solutions de « portage » qui orienteraient les entreprises françaises présentes en Afrique du Sud à travailler avec des sous-traitants de la Réunion avant de se tourner vers la métropole.

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